Rencontre avec Grand Corps Malade

Grand Corps Malade en concert le jeudi 24 mai 2018 à 20h30 au Théâtre Lino Ventura

Un an après la sortie de votre premier long métrage « Patients », 1,3 million de spectateurs, qu’est-ce que vous a apporté cette expérience en tant que réalisateur ?

C’était une expérience incroyable autant sur le plan artistique qu’humain. Il faut savoir que le cinéma est l’aventure la plus collective qui soit. Ce qui m’a fasciné, c’est l’étendue de métiers très différents qui œuvrent tous pour un même projet. En tant que réalisateur, tu es là pour coordonner une centaine de personnes et

donner la direction de tout le projet. Le challenge de ce film était de réussir à retranscrire l’histoire de ces jeunes. De montrer la vraie vie du monde du handicap, les détails réels de cette vie très compliquée, de ne rien éluder et d’arriver à faire de ce film une aventure humaine sans jamais tomber dans le pathos.

Est-ce que c’est une expérience que vous renouvellerez ?

Avec mon coréalisateur on est justement en train de peaufiner la fin d’un deuxième scénario sur un autre sujet. Donc oui, on va renouveler l’expérience et si tout va bien, on va même com- mencer à tourner à l’été 2018. Notre prochain projet sera sur l’école. C’est une histoire qui se déroule dans un collège des quartiers plutôt populaires de la banlieue parisienne. J’ai été à l’école à Saint-Denis dans les fameuses ZEP, c’est donc un milieu que je connais.

Parlons musique à présent, pouvez-vous nous présenter le nouvel album en préparation ?

C’est un album assez vaste de 15 titres. C’est Angelo Foley qui a réalisé musicalement l’album, il en a composé les deux tiers et a aussi arrangé les autres titres. Il a fait une musique assez rythmée pour la plupart des morceaux, voire même ensoleillée avec des sonorités du sud. En ce qui concerne les textes certains parlent de la société qui nous entoure. On peut dire que dans l’ensemble c’est un album assez personnel, mon premier depuis 4 ans.

Sur le plan musical qu’est ce qui vous inspire le plus ?

J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui écoutait de la bonne chanson française, j’ai été élevé à la sauce Brel, Brassens, Barbara, Jean Ferrat, Renaud, Aznavour… et par la suite j’ai écouté très tôt beaucoup de rap français dès le début du courant, dans les années 90, c’est toujours ça qui m’a nourri. Je suis assez curieux, j’écoute ce qui se fait aujourd’hui. J’ai découvert le rock un peu plus tard avec Janis Joplin, Jimmy Hendrix, puis l’électro, meme si je ne suis pas spécialiste. Et je ne suis jamais très loin d’un bon vieux Stevie Wonder ou Bob Marley, je suis assez éclectique.

Une grande tournée se prépare pour 2018, que nous réservez-vous sur scène ?

C’est un concert très complet, j’ai 3 musiciens multi-instrumentistes très talentueux sur scène avec moi. On va jouer les morceaux du nouvel album, on va refaire nos classiques, c’est un spectacle assez interactif, je parle beaucoup au public, on ne s’enferme pas juste sur nos morceaux, on fait réagir le public. Comme dans un film ou dans un disque, on essaie de passer par plusieurs émotions, il va y avoir des moments un peu plus graves, peut- être un petit morceau a cappella,1 ou 2 piano/voix sur des thèmes un peu plus mélancoliques et puis à côté de ça des moments où le public va sûrement se lever pour danser avec nous.