Les confidences des Ninety's Story

Nos rencontres marquantes

La première personne qui a véritablement participé à la nouvelle identité du groupe, c’est le producteur Lionnel Buzac, anciennement leader du groupe SOMA. On s’est rencontré en novembre 2016 au moment où l’on cherchait une direction musicale pour le prochain EP. On s’est don- né rendez-vous dans un studio à Salon de Provence et on a commencé à bidouiller des synthés, à faire tourner des patterns... le courant est immédiatement passé. à partir de là, on a décidé de produire tout l’EP ensemble.

Parallèlement, on a commencé à développer l’identité visuelle avec des artistes parisiens que l’on a rencontrés au MAMA. Petit à petit une équipe s’est formée et on a décidé de travailler ensemble sur tous les aspects visuels de l’EP : de l’artwork jusqu’au clip, en passant par le logo afin de créer une esthétique complètement originale. Toute l’ambiance s’est développée autour des illustrations de Cloé Bourguignon, mises en mouvement par Greg Banas, sous la direction artistique de Louis Bénet. La création du logo et l’artwork ont été réalisés par le graphiste Hugo Elkaim.

Notre premier clip

Pour le clip de notre single Kikuyu on a travaillé avec l’illustratrice Cloé Bourguignon, une artiste parisienne qui propose un univers minimaliste en noir et blanc. On a choisi l’animation car on reste très attaché à notre enfance. On est nés et on a grandi dans les 90’s, bercés par un tas de dessins animés qui ont considérablement influencé notre vie et notre musique.

Kikuyu c’est la prise de parole de deux potes issus la génération X, Guillaume et Florian ; la mise en musique de leurs questionnements face au monde dans lequel ils ont grandi. Un monde ultra- connecté où la frontière entre virtuel et réalité est poreuse, un monde consumériste à la merci des flux financiers où l’humain est mis de côté. Un monde qu’ils ont apprécié étant plus jeunes, des codes avec lesquels ils se sont amusés. Puis, une graine à germé, laissant se répandre Kikuyu, cette plante tropicale colonisatrice, annonciatrice d’une prise de conscience sociale et environ- nementale. On voit bien que ce Monde tourne pas rond ! On rêve d’un ailleurs, de campagne et de Slow Life, de se concentrer sur ce qui participe réellement à notre bonheur, mais pour ça, faudra-t-il réellement se détacher de ce qu’on connait depuis toujours?

Notre évolution musicale

Pendant l’été 2016 on a ressenti le besoin de s’enfermer dans notre studio situé sur les hauteurs de Nice. On a écrit une dizaine de morceaux parmi lesquels on a gardé les quatre titres de l’EP. Il y a eu une grande remise en question sur ce qu’on voulait vraiment faire et quelle musique nous touchait réellement, sans complexe ni retenue. C’est ça qui a donné ce résultat beaucoup plus Pop. On s’est un peu débarrassé du côté alternatif. On a pris beaucoup de liberté dans les arrangements en inté- grant de nouvelles sonorités, des batteries plus électroniques, des sons plus produits, du vocodeur. On a pris davantage de liberté également au niveau des lyrics, en s’ouvrant (brièvement) sur le français dans le titre Don’t Mind Me, chose qui nous semblait impensable quelques mois plus tôt.