THYLACINE

Après dix étapes au coeur de nulle part, il revient avec dix titres qui conjuguent à merveille les mélodies aériennes de Moderat, la touche solaire d’un Nicola Cruz, et la puissance techno d’un Paul Kalkbrenner. Une electronica parfois gorgée de saxophone, son instrument de prédilection appris dès l’âge de six ans au conservatoire, à laquelle s’ajoutent des voix, comme celles de Julia Minkin (de Kid Francescoli), de Clara Trucco, membre du trio Femina ou de Juana Molina « considérée comme la Björk argentine », précise Thylacine. « J’ai eu envie de retourner à une musique aux sonorités plus acoustiques ». Mission accomplie : les nappes vaporeuses du jeune Angevin se teintent de charango, instrument local, ou de mélodies inspirées de chants traditionnels. Et les morceaux s’enchaînent, racontant son extraordinaire odyssée : l’hypnotisant The Road témoigne des kilomètres de lignes droites parcourus, la ritournelle entêtante de Santa Barbara évoque les liens étroits tissés avec les habitants d’un minuscule village des Andes, tandis que la rythmique de 4500 m, entrecoupée du flow du rappeur américain J. Medeiros, rappelle l’altitude du désert où Thylacine resta dormir, bloqué par des orages d’une rare intensité.

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