Portrait de Pierre Bertrand

Pierre Bertrand est à retrouver cette saison au Théâtre Francis Gag ainsi qu'au Conservatoire de Nice

Compositeur, arrangeur, réalisateur, producteur, saxophoniste, flûtiste, professeur, l’azuréen Pierre Bertrand est bien plus qu’un chef d’orchestre multi-casquettes. Après des études au Conservatoire de Nice, il intègre le Conservatoire de Paris où il obtient également de nombreux prix et diplômes. En 1998, il fonde le Paris Jazz Big Band avec Nicolas Folmer et depuis 2006, il dirige le Nice Jazz Orchestra regroupant les meilleurs solistes de jazz de la Côte D’Azur. Son Curriculum vitae dévoile un musicien touche à tout et témoigne de son hyperactivité. Il a été engagé comme chef d'orchestre pour de nombreuses manifestations et émissions de télévision phares en France et a signé de nombreux arrangements orchestraux pour Claude Nougaro, Nikos Aliagas et bien d’autres encore. Son domaine de prédilection reste avant tout la composition, cela sans compter sur les musiques de films pour des réalisateurs tels que Jacques Fansten, Emmanuel Salinger, etc…
 

Caja Negra, c’est qui ? C’est quoi ?

La Caja Negra, c’est la boite noire d’un avion qui enregistre tous les événements d’un long voyage et c’est le nom de mon album enregistré avec Jérôme Regard, Louis Winberg, Alfio Origlio, Minino Garay, Xavier sanchez, Paloma Pradal et Alberto Garcia. Au fil des concerts et des tournées, le groupe a trouvé une identité sonore avec un son personnel et organique. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’appeler mon groupe ainsi.

Vous venez de sortir un deuxième album intitulé Joy, un message en particulier ?

Joy est un album né de l’envie d’écrire pour les musiciens de Caja Negra, en connaissance avec ce son original que nous avions trouvé. J’ai conçu la structure de l’album et les différentes parties comme une suite inspirée des cinq sens qui décrit un chemin sinueux vers la joie.

Qu’est-ce que l’on retrouve dans ce nouveau projet ?

Dans cet album, j’ai voulu me lancer des challenges comme soliste, pour avancer. Egalement à la recherche de lyrisme et d’émotion, j’ai développé l’utilisation des voix flamenco. J’ai fait une recherche sur le son des instruments, les moyens techniques pour les enregistrer (choix de micros de 1930, placements des micros), jusqu’à aller faire le mastering au mythique studio Abbey Road de Londres.

La voix est aussi présente dans vos compositions comme un instrument à part entière, comment travaillez-vous ?

La voix dans cet album est utilisée parfois comme un instrument qui accompagne la musique ou le saxophone (c’est d’habitude l’inverse) et parfois comme une section qui expose des refrains. En live, il y a également des solos de voix et des chansons originales permettant de mettre en valeur les chanteurs.

Quels sont les projets en cours pour le Nice Jazz Orchestra ?

Le Nice Jazz Orchestra a 3 projets en cours : La Route du Jazz qui présente une histoire du Jazz, un deuxième album de musique originale et Route 66 qui présente en big band l’effervescence musicale de l’année 1966 (Pop, Rock, Funk etc …).

Que représente Nice pour vous ?

Je suis un ancien élève du lycée Masséna et diplômé du conservatoire de Nice. Aujourd’hui, le fait d’être professeur dans ce prestigieux établissement niçois me donne le sentiment de faire coïncider mes racines avec les fondements de ma carrière musicale. Nice est aussi une ville où le public jazz est particulièrement fidèle et important, ce qui me donne envie d’y développer des projets musicaux.