Jean-Louis Neveu

Jean-Louis Neveu est né à Chambéry en 1946. Après des études d'ingénieur, il poursuit une carrière internationale dans le domaine de la recherche et de l'innovation. En parallèle, il pratique le dessin et la peinture jusqu'en 1970. Deux ans plus tard, il commence la photographie avec une argentique en noir et blanc. Puis la couleur l'attire de plus en plus, il se tourne alors vers les diapositives. Son autre passion est la musique et plus particulièrement le jazz, qu'il découvre en 1963, lors d'un concert du trio de Martial Solal au théâtre d'Avignon. A partir de ce moment, il va apprendre à écouter les différents musiciens et les courants du jazz. Il a la chance d'assister à des concerts de Lionel Hampton, Duke Ellington, Count Basie, Charles Mingus, MJQ, Illinois jacquet, etc... Son principal objectif: se consacrer à la photo, à l'écoute et à la rencontre des musiciens de jazz.

La photo, une passion depuis toujours ?

En fait j'ai commencé la photo en 1972 après avoir arrêté la peinture. J’ai débuté avec un Rolleiflex que l'on me prêtait avant de pouvoir investir dans un Reflex. Mes premières expositions se sont faites à Lyon dans le cadre d'une association montée avec des amis: "l'atelier d'images".

Pourquoi les photos de concerts ?

Passionné de jazz, j'ai tout naturellement eu envie de photographier mes "idoles". Cela m'a conduit à en faire ma profession depuis 2006, car la photo de concert est particulièrement intéressante, surtout quand on a la chance de participer aux balances et d'avoir un contact direct avec les musiciens.

Le Jazz, c’est une grande famille ?

Dans la mesure où l'on s'intéresse à la musique des musiciens que l'on photographie et que l'on respecte ces artistes, le contact passe très bien et c'est ainsi que je compte maintenant plusieurs amis parmi eux. C'est toujours un plaisir de se retrouver avant le concert et les conditions dans lesquelles se passent le shooting en sont facilitées.

Qu’est ce qui est le plus important pour vous dans la photo ?

J'essaie de recueillir et de fixer pendant la performance l'émotion qui passe sur les visages lors des solos, lors des moments de concentration, les marques de complicité, de partage entre les membres d'un groupe ou avec le public.

Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Parmi les photographes qui continuent de m'inspirer : Herman Léonard, William Claxton, Guy Lequerrec, le regretté Jean Pierre Leloir, tous les maîtres du Noir et Blanc pour ne citer qu'eux. En ce qui me concerne j'ai pris le parti de la couleur (une forme de retour à la peinture ?) même si de temps à autre je retrouve le noir et blanc avec plaisir.

Au vu des milliers de vos photos de concerts, quelle est votre vision du jazz à Nice?

Je constate depuis mon installation dans la région fin 2006, que les propositions de concerts sont très nombreuses et variées et que les opportunités de rencontrer des musiciens sont multiples pour qui veut s'en donner la peine. Le jazz est une musique bien représentée et je dois dire que je suis très heureux de faire partie des personnes qui assistent à de fabuleux concerts pendant toute l'année et non pas seulement pendant la période estivale.