Rencontre avec Odezenne

EN CONCERT LE JEUDI 14 MARS AU THÉÂTRE LINO VENTURA.

ODEZENNE C’EST QUI ?
On est beaucoup dans le Crew. Mais dans le noyau dur il y a Alix, Mattia et Jacques. On est partis dans des routes différentes pour se retrouver au centre de ce projet. Jacques et moi on écrit, Mattia fait le son.

QU’EST CE QUI COMPTE LE PLUS POUR VOUS, LES MOTS OU LE SON ?
Les deux. La musique arrive en premier ensuite ce sont les mots, selon l’humeur du jour.

D’AILLEURS COMMENT POURRAIT-ON DÉCRIRE VOTRE SON SUR CE NOUVEL ALBUM ?
C’est du Odezenne ! C’est compliqué de décrire de la musique, le mieux c’est de l’écouter, sinon on écrirait des livres...

VOUS AVEZ ÉCRIT LES TEXTES TOUS ENSEMBLE ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MÉTHODE ?
Sur cet album, on a expérimenté le google doc en ligne ! C’est-à-dire qu’avec Jaco on écrivait en direct sur le même document en ligne de sorte à ce que nos cerveaux se mélangent en temps réel. C’est presque du transhumanisme non ?

QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS DE TOUT FAIRE MAISON ?
Un seul inconvénient et un seul avantage : la liberté ! Pour la création des morceaux, on se retrouvait tous les 3 et ça déraillait souvent en petite fête, avec les potes qui passaient, et en même temps on écrivait. Mattia fabriquait des sons et nous on entendait, et direct on posait des refrains dessus. Il y avait un jeu dans lequel on se renvoyait la balle.

SUR LA ROUTE VOUS PASSEZ DE 3 À 9. COMMENT VOUS ORGANISEZ-VOUS ?
On passe de la voiture au bus ! À Bordeaux, on est trois, alors qu’en tournée on est neuf : c’est comme une famille. C’est le camion, arriver dans les salles, attendre, boire des coups, faire la fête et il y a une heure et demi de concert, qui est le moment pour lequel on prépare tout. Il y a beaucoup d’émotions. Ça se passe très bien, c’est comme sur un bateau, mais sur la route !

POUR FINIR, C’EST QUOI LES INGRÉDIENTS D’UN BON CLIP ?
Y en a un essentiel, c’est une bonne chanson.
On a fait des clips que je n’aurais pas envie de refaire, où la vidéo prend le pas sur la musique. Et là, sur cet album, on s’est imposé un dogme à nous et aux réalisateurs avec lesquels on travaille pour que justement notre musique ne devienne pas la bande-son d’un clip.