Rencontre avec Hervé Salters

En concert le vendredi 20 juillet à 21h15 sur la scène Masséna pour le Nice Jazz Festival

Les doubles penchants de General Elektriks

Electrique ou organique ?

Les 2. Sur disque, depuis le début, General Elektriks est une sorte de bac à sable dans lequel je joue à mélanger des ingrédients joués et des ingrédients programmés. L'homme et la machine, l'électrique et l'organique. Sur scène, l'élément machine est moins présent et le projet se transforme en groupe. L'électricité provient alors de l'énergie qu'on déploie en s'acharnant sur nos instruments.

Instru ou vocal ?

Là où la muse m'emmène. En live, on aime afficher les couleurs d'un morceau avec la voix qui en porte l'étendard, puis enfoncer la porte instrumentalement, développer le narratif du track de manière sonique, et laisser de la place à l'improvisation. Mais il y a aussi des morceaux sur les albums de General Elektriks qui sont uniquement instrumentaux.

Anglais ou français ?

Les 2, je suis franco-britannique, j'ai vécu 25 ans à Paris, 4 ans à Londres, et 12 ans à San Francisco.

Electro ou funk ?

Si General Elektriks était un danseur, le corps et la gestuelle seraient fortement ancrés dans le funk, mais avec un short électro et des baskets hip hop.

Actuel ou anachronique ?

Actuachronique. Une oreille tournée vers les maitres du passé, une autre vers le futur.

Seul ou en groupe ?

Cuisinier solo sur disque, heureux membre d'un quintet sur scène. Le travail de composition et d'enregistrement pour General Elektriks s'apparente plus à une recherche personnelle. En concert, les morceaux socialisent et prennent la forme qu'on leur donne tous les 5.

A quoi s’attendre avec General Elektriks ?

À un live vivide ! On va jouer, danser, sauter, donner au public quelque chose à regarder autant que quelque chose à écouter. Si vous êtes du genre à participer lorsque vous êtes dans le public, alors faites une sieste avant le show.