Rencontre avec Medi

Medi en concert le samedi 4 août 2018 au Théâtre de Verdure pour le Dime On Fest

Medi, de son vrai nom Mehdi Parisot, né le 2 août 1971 à Nice, est un auteur-compositeur-interprète, producteur, réalisateur artistique et multi-instrumentiste français.

Medi commence sa carrière musicale à Nice en pratiquant la batterie (conservatoire dès l'âge de 6 ans, élève d'André Ceccarelli).

En 2006, Il fonde le groupe de rock Medi and the Medicine Show avec lequel il enregistre un premier album dans les studios de Dave Stewart. Il sort son premier album solo en 2011. Le 12 mai 2014 il sort son second album intitulé One is Not Enough. En février 2018 , Medi sort "My Life", le premier d’une série de single qu’il diffuse chaque mois. Lui et son groupe passe la majeur partie de leur temps dans les studios de Dime On à Nice, pour produire les titre de son triosième album avec l’aide du producteur et ingénieur du son Nico Quere (Artic Monkeys, Charlie Winston...).

Il fut notamment le guitariste d'Émilie Simon et le batteur et arrangeur de Charlie Winston. Medi est également connu pour ses collaborations en tant que réalisateur artistique avec Ben Mazué, Fréro Delavega, Joyce Jonathan Sophie Tith ou encore Grand Corps Malade.

La musique, une évidence ?

C’est tellement une évidence que j’ai désormais un mal fou à me rappeler comment est-ce qu’elle est arrivée dans ma vie. J’ai vu des photos de moi enfant ouvrant un cadeau d’anniversaire. Une console de jeu? non. Une batterie. Mes parents m’ont, il faut le dire, bien aidé à me plonger dans ce grand bain dans lequel je me perds avec plaisir depuis tout bébé. Mais quand je vois les albums et projets qui s’enchaînent je me dis que j’ai quand même un poil grandi depuis mes premiers pas dans la musique. Et çà me rassure.

Comment vous êtes vous fait remarquer ?

Je pense que ce jour où Dave Stewart, guitariste d’Eurythmics, m’a découvert sur la plage du Moréa à Juan-Les-Pins à marqué un réel tournant dans ma vie. C’était en 2001. C’est lui qui m’a proposé mon premier contrat en maison de disque. C’est aussi lui qui m’a permis d’enregistrer à Londres mon premier album. C’est finalement lui qui m’a autorisé à rêver grand. Et pour cela, je lui serai éternellement reconnaissant.

Musicien multi casquette, pouvez-vous décrire votre métier ?

Multi-casquette depuis mes premières heures au conservatoire de Nice je crois. J’ai vite senti que la musique m’envahissait sous toutes ses formes. Au début c’était la batterie bien sûr. Mais j’ai bien vite posé mes mains sur tous les instruments que je trouvais dans les salles de répétition. Et c’est finalement cela qui a forgé mon identité de multi-instrumentiste qui s’entend dans mes disques et qui donne envie à d’autres artistes de faire appel à moi en tant que réalisateur. Et puis multi-casquette dans le sens où j’ai vite senti que pour tenir dans ce business il faudrait certainement passer du côté de la production. Pour prendre mon avenir en main. Tout en continuant à chercher les bons partenaires pour avancer dans cette industrie en mouvance constante.

Quelles sont les collaborations musicales qui vous ont le plus marquées ?

C’est dur de choisir mais je me lance. Charlie Winston. Le plus gros succès de ma carrière en tant que batteur et arrangeur. David Zincke. Le premier artiste produit sur mon label Dime On Records. Fréro Delavega. Mon plus gros hit en tant que réalisateur pour leur premier single Sweet Darling. Et pour finir Raphael Saadiq. Parce que c’était un honneur de recevoir une invitation de sa part pour chanter avec lui en duo à Paris puis aux Eurockéennes de Belfort.

Quel a été le déclic pour vous concentrer sur votre propre projet MEDI ?

J’en ai jamais vraiment eu. Je fais constamment le yoyo entre ma musique et celle des autres. J’ai plutôt tendance à oublier que je suis chanteur. Mes proches me le rappellent et me demandent : « à quand un prochain album? » et moi de répondre : « euh. Maintenant ok ». Je me laisse porter par mon instinct. Il me joue parfois des tours mais pour toutes ces fois où il m’a servi avec brio, je me dois bien de continuer à lui faire confiance.
 

 Pourquoi êtes vous revenu à Nice ?

Au départ je ne savais pas vraiment. L’instinct comme souvent. Je savais qu’il me fallait un changement radical. Dans ma vie perso comme dans mon métier. J’étais fatigué des tournées incessantes et je sentais que pour raconter toutes les histoires que j’avais en moi il me fallait prendre du recul par rapport à un business parisien. Redémarrer donc. Au soleil si possible. J’ai donc pensé qu’il fallait monter Dime On à Nice.

 Qu’est ce que le label Dime On ?

Dime On. C’est un label. Ou plutôt une communauté d’artistes. Qui se côtoie régulièrement pour écrire, enregistrer, dans les différents studios que j’ai eu depuis mon retour à Nice. Et puis quand le son est bon je le sors. En digital pour l’instant. Et puis Dime On est aussi là pour apporter un max d'énergie créative dans une région qui en a énormément besoin à mon sens. Alors quand ce n’est pas en studio ou sur les plateformes, c’est par le biais de concerts que j’organise que j’aime le plus véhiculer l’esprit Dime On.

Qui sont les artistes que vous soutenez ?

Au départ il y eu David Zincke. Puis Paperface. Solestones. Yana. Lea Lu. La Liste ne fait que s’agrandir et ces artistes ont tous une actualité plus ou moins récente que vous pouvez retrouver sur le site www.dimeonworld.com . Mais vous savez, je réfléchis constamment au visage qu’un label actuel doit avoir. Comme je le disais l’industrie change et notre manière de travailler avec. Ce qui est certain est que les artistes auront toujours besoin d’être accompagnés dans leur créativité. Et c’est en cela que Dime On est essentiel.

Parlez nous de vos actions sur le terrain (tremplin black box) ?

J’ai découvert la Black Box il y a près de 2 ans maintenant. 3 à 4 fois par ans j’y organise une série de concerts découvertes. Les Dime On Sessions. Le centre AnimaNice Bon Voyage qui abrite la salle de concert Black Box est un lieu doté d’une équipe et d’un esprit assez magique. Un espace où le social et le culturel se rejoignent quotidiennement. Me sentant proche de cela j’ai voulu participer à certaines de leurs actions comme des concerts caritatifs. Et plus récemment nous avons démarré un projet cher à mon cœur qui se nomme « Live Attitude ». Un programme qui s’étale sur l’année et au cours duquel je collabore avec des jeunes d’horizons musicaux et culturels très variés. Nous écrivons tous ensemble des chansons pour les jouer en fin d'année sur scène, les enregistrer ensuite et pour enfin les diffuser sur les plateformes.

Le festival Dime On Fest est de retour ?

Oui. Dime On Fest is back ! Avec une affiche de fou. Charlie Winston, Madame Monsieur, Malo’, Lisandro Cuxi, Joyce Jonathan, David Zincke et d’autres comme Les Gavas de la Ville que j’ai découvert tout récemment. Au centre AnimaNice Bon Voyage justement. Et à qui j’ai voulu offrir une grande première. Je vous conseille de venir les voir. C’est très chaud sur scène !

Quels sont vos principaux objectifs à moyen et long terme.

Je sors depuis le 9 février dernier une série de chansons isolées. En tant que chanteur cette fois. L’un de mes objectifs est de continuer sur cette lancée vers un album et beaucoup de concerts. Ca me démange sérieusement. Et puis j’ai envie que mon fils qui a bientôt 2 ans maintenant voit son père sur scène.

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