Rencontre avec Jef Roques

Prix du Jury lors du Tremplin Nice Jazz Festival 2017

Vous êtes l'heureux gagnant du tremplin du Nice Jazz Festival, qu'est ce que cela représente pour vous?

Cela représente l’aboutissement d’une démarche musicale et aussi une grande fierté, celle de jouer l’année prochaine sur la prestigieuse scène du Théâtre de Verdure pour le Nice Jazz Festival 2018.

Comment avez-vous choisi les musiciens qui vous accompagnent?

C’est venu naturellement, car ce sont tout simplement les meilleurs musiciens à s’exprimer dans ce style de jazz dans la région, comme ils l’ont également prouvé aux côtés du saxophoniste Sébastien Chaumont.

Comment l'histoire de la musique afro américaine a t'elle marqué votre jeu musical?

Le Blues, que j’ai découvert très tôt, et le jazz qui en découle, font intégralement partie de ma culture personnelle, que j’ai explorée plus avant au Conservatoire de Nice grâce à mon professeur de guitare, le regretté Franck De Lucas.

Vous rendez hommage aux maîtres du Hard Bop, pourquoi ce genre en particulier?

C’est la musique que nous pratiquons le plus et qui me permet de réintégrer ce blues que j’aime tant, et que je pratique par ailleurs, dans un contexte jazz, également teinté de gospel et de soul afin de le remettre au goût du jour.

Vous composez en solo ou en groupe? Quel est votre processus de création ?

Je compose en solo, mais tout en gardant le groupe dans la tête, et en ménageant dans les compositions des espaces de liberté dans lesquels chaque membre du groupe pourra s’exprimer pleinement.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

A court terme, c’est de trouver le maximum d’engagements pour le groupe, et à moyen terme c’est d’exporter le groupe dans d’autres régions et festivals, ainsi qu’à l’étranger. Et notamment de finaliser la production du disque que nous avons enregistré.