Rencontre avec Noé Zagroun

Prix du Public lors du Tremplin Nice Jazz Festival 2017

A quel âge avez-vous commencé la musique?

A 5 ans, en reproduisant les chansons que j’entendais à la radio sur le piano familial. Mes parents, qui se sont aperçus que j’avais ce qu’on appelle l’oreille absolue, m’ont inscrit au Conservatoire de régional de Nice où j’ai commencé à étudier la musique classique dès l’âge de 6 ans. A l’âge de 10 ans, j’ai découvert le jazz et depuis, je suis des stages de jazz tous les ans pendant les vacances d'été. Ce qui m’a permis de rencontrer des musiciens prestigieux.

Pourquoi avoir choisi le piano plutôt qu'un autre instrument?

C‘est venu tout naturellement, car c’est sur le piano que j’ai découvert la musique.

Qu'est ce qui différencie la Berkley School de Boston des autres écoles de musique?

C’est la plus prestigieuse de toutes, et l’enseignement du jazz, et surtout du jazz moderne, est plus développé qu’ailleurs, car un grand nombre de jazzmen internationaux sont ou ont été professeurs à Berkley , comme Pat Metheny, Richard Bona, Quincy Jones, Esperanza Spalding ou Danilo Perez.

Qu'est ce qui vous a poussé à développer votre projet en tant que leader?

Le fait de pouvoir créer des structures à l’intérieur desquelles nous pouvons développer l’improvisation est vraiment ce que je préfère en musique. C’est ma passion et c’est pour cela que j’ai choisi le jazz. Au départ, il ne m’attirait pas vraiment, au détriment du classique, mais j’ai découvert que c’est la seule musique qui laisse autant de place à l’improvisation.

Qui sont vos références musicales?

Les pianistes qui projettent un pont entre le jazz et le classique et les musiques du monde, comme Brad Mehldau, Tigran Hamasyan ou Keith Jarrett.