Miss America

Ce n’est un secret pour personne, Nice et sa région sont de véritables incubateurs de talents. Parmi les artistes qui font l’actualité, on peut citer le groupe Hyphen Hyphen, le rappeur Nekfeu, le DJ The Avener, le quatuor pop Griefjoy, le chanteur Medi… La liste serait trop longue. Elle témoigne d’un réel dynamisme et d’une émulation entre musiciens.Cette nouvelle scène ne cesse de faire des émules et on ne peut que s’en féliciter. Parmi les groupes qui vont continuer à faire parler d’eux, il y a bien sûr Miss America.

Morgane (batterie), Mathilde (basse), Dimitri (guitare) et le charismatique Tommy (chant, guitare) ne sont pas d’anciens camarades de classe, ni des amis de longue date. Ils se présentent comme les quatre « mousquetaires du rock » et arpentent depuis quatre ans les festivals, notamment en première partie de Simple Minds et Kool and the Gang, avec toujours la même envie d’en découdre ! Véritable groupe de scène, Miss America s’inspire autant des pères du blues amé-ricain (Robert Johnson, Howlin’Wolf…) que des grandes figures du rock anglais (Led Zeppelin, The Who…) s’appropriant aussi des influences plus traditionnelles, irlandaises ou country. Aujourd’hui, ils sont prêts à reprendre le flambeau des « monstres sacrés » et nous livrer du riff taillé pour les stades, des mélodies au format cinémascope et du rock’n roll pur malt ! Nous les avons rencontrés.

QU’EST-CE QUI A CHANGÉ DEPUIS LA TOURNÉE DES INSUS DONT VOUS ASSURIEZ LA PREMIÈRE PARTIE ?

En fait, la prod des INSUS a choisi leurs premières parties parmi les groupes émergents qui leurs semblaient les plus représentatifs de la scène rock actuelle. Ce qui est tout à leur honneur, car ils ont mis en avant plusieurs formations, comme Last Train ou Radio Elvis pour ne citer qu’eux. Nous avons eu la chance de nous produire sur quatre dates quand les autres n’en ont eu que deux. Du coup, cela nous a apporté un regain de crédit surtout vis-àvis des professionnels. Et cela a été aussi un énorme accélérateur dans l’organisation de la tournée 2017.

L’ACCUEIL DU PUBLIC VOUS A-T-IL SURPRIS ?

Bien sûr, c’était magnifique, car en moins de 20 minutes Tommy (le chanteur du groupe NDLR) a réussi à faire chanter plus de 10 000 personnes chaque soir. Le public nous a vraiment soutenus. D’autre part, nous avons vendu énormément de CD.

JOUER DANS VOTRE VILLE, NICE, CELA REPRÉSENTETIL UN ENJEU PARTICULIER ?

Nous sommes heureux mais comme nous le faisons partout où nous nous produisons, nous nous donnons à fond sans compter. Mais il est vrai que nous recevons beaucoup de messages concernant cette date. Les gens qui nous suivent depuis le début du groupe sont contents et fiers de nous voir revenir et jouer sur une aussi belle scène. On ne va pas les décevoir !

APRÈS VOTRE EP DE 6 TITRES, À QUAND L’ALBUM ?

Notre premier EP s’est vendu à plus de 4 000 exemplaires et nous espérons que le second qui est sorti en novembre dernier connaîtra le même sort ! Cela nous permet de continuer à travailler sur de nouveaux titres pour le premier album dont nous espérons une sortie début 2018. Nos éditeurs Marc Lumbroso et Fabrice Nataf nous mettent d’ailleurs une grosse pression, car dans le Sud on a toujours le temps (rires).